L’ECONOMIE POLYNÉSIENNE

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L’ECONOMIE POLYNÉSIENNE

L’ECONOMIE DE LA POLYNESIE FRANÇAISE, PAR SES CARACTERISTIQUES, CLASSE CETTE COLLECTIVITE D’OUTRE-MER FRANÇAISE AU RANG DES PAYS DEVELOPPES.

Avec un IDH (Indice de Développement Humain) de 0.865 contre 0.884 pour la France métropolitaine, cette collectivité d’outre-mer française se classe au rang des pays développés. Son PIB/HAB (Produit Intérieur Brut par Habitants) est supérieur à 20 000$ depuis 2005. Et ce malgré les instabilités politiques qui ont démarrés en 2004 avec le premier TAUI.

Ces principales ressources sont le tourisme, la culture de la perle noire pour l’essentiel. Ces principaux revenus proviennent en majeur partie de transfert de fond de la métropole. Avec la Nouvelle-Calédonie et Wallis Futuna, ces trois collectivité française du pacifique sud possède le franc pacifique (CFP) comme monnaie commune. Le taux de cette monnaie est fixe par rapport à l’euro (soit 1 euro pour 119.3317 XPF).

 

LA FRANCE, PREMIERE RESSOURCES FINANCIERE DE LA POLYNESIE FRANCAISE.

urbain11

 

Depuis la fin du CEP (Centre Expérimentation du Pacifique) qui s’est achevée après 30 ans d’abondance de fonds et de développement économique du territoire en 1996, la France devait trouver une solution pour ne pas brusquer la fin de ce programme. Les polynésiens qui vivait dans une économie de comptoir est passé à une économie de garnison avec ces expérimentations.

Pour remplacer cette abondance, la France a signé le « Pacte de Progrès » avec le gouvernement territorial afin de compenser la perte de ressources financières. Il était initialement prévu pour 10 ans (1996-2006) et pour un montant d’environ 1 milliard de francs français par an (environ 150 millions d’euros, environ 18 milliards de francs pacifique par an).

Mais ce pacte a été prolongé avec sans réellement de date butoir et aujourd’hui (2015), on compte en moyenne 650 000 CFP soit environ 4 450 euros par an et par habitants de dotation de l’état. Avec une population de 260 000 habitants environ, cela ne représente pas moins de 1 milliard 400 millions d’euro par an. Cet argent sert avant tout à financer les salaires des fonctionnaires d’état en Polynésie (professeurs, militaires, Haussariat).

Malgré de nombreuses polémiques quant à l’impact réel de ces fonds sur l’économie polynésienne, l’état investit à perte  dans ce pays d’outre-mer. Cela veut dire que malgré que la Polynésie soit libre de choisir ces propres lois pour l’éducation, le développement urbain, les négociations internationales pour ne citer qu’eux, rien ne pourrait être réalisé sans les subventions apporté par la mère patrie.

BILAN ECONOMIQUE

Bien que les ressources premières soit le tourisme ou la perle, l’économie polynésienne est fortement concentré dans les services. Viens en second le secteur marchand. Fautes de ressources propres, ce territoire est faiblement présent sur le marché de l’export mais fortement dépendant des importations. La balance économique est ainsi extrêmement en déséquilibre. Mais pour une superficie de terres immergées de 4500 km², ce territoire présente toutes les infrastructures et les schémas économiques de n’importe quel pays développés.

Vue panoramique TAHARAA

En ce qui concerne le secteur primaire par exemple. En plus de la perle, le coprah (huile de cocoterai), le noni, la vanille ou la pêche hauturière sont les principales activités à fort rendement économique. Si le thon peut atteindre les 10 000 euros le kilo au japon, la Polynésie se plaint malgré tout d’avoir le kilo de thon à 15 euros. Par ailleurs, la découverte par le Japon d’importants gisement de terres rares dans le fond pacifique attise de plus en plus les riches investisseurs (qataris, chinois, américain, japonais) l’intérêt des territoires du pacifique sud et en particulier la Polynésie française. En effet avec ces 5 millions de km² d’eau, cette collectivité est le plus grand territoire océanique du pacifique sud. Et la France essaye en ce moment même d’étendre sa superficie par rapport aux plaques insulaires océaniques.

carte polynésie superposer europe

Le secteur secondaire présente une industrie basé sur quatre pôles essentiellement : Agroalimentaire, construction navale et biens intermédiaires pour le bâtiment et des activités de transformation (meubles, textile, imprimerie…). Le secteur industriel représente 9 % du PIB marchand en 20067 Divers secteurs sont protégés par une taxe de développement local à l’importation (TDIL) qui frappe les produits importés concurrents (entre 2 % et 82 % de taxe). Environ 3 000 entreprises (dont 1 000 dans l’agro-alimentaire) sont présentes et génèrent un chiffre d’affaires de l’ordre de 100 milliards de francs pacifique. L’artisanat représenterait environ 13 000 personnes, environ 8 000 artisans étant recensés par la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM).

Industrie polynésienne

Enfin le secteur tertiaire est surtout basé sur le tourisme. Avec plus de 250 000 visiteurs en 2001, le tourisme n’a pas cessé de diminuer depuis. Mais depuis 2013, on constate une timide croissance du secteur. En septembre 2013, le gouvernement Polynésien a lancé un vaste projet. Ils espèrent ainsi redynamiser ce secteur économique, principale moteur de l’activité en Polynésie (En attendant bien sûr l’exploitation des terres rares). Ainsi le projet « mahana Beach » allias la plage au soleil levant, sera la première cité touristique digne de ce nom à voir le jour en Polynésie.

Panorama baie de papeete

 

Pour conclure, En 2009, le taux de chômage est de 13 % (pour 10 % en France) de la population active. Il touche principalement les femmes et les jeunes sans qualification.

Taux d’activité : 58 % contre 56 % en France

Emploi public : 25 % (19,5 % en France)

Niveau des prix : +40 % par rapport à la métropole, mais tendance à la baisse (baisse taxe à la douane…)

Fortes inégalités, car contrairement à la France, très peu d’aides aux personnes sans ressources : pas d’impôt sur le revenu, pas de protection face au chômage, pas de minima sociaux.

Les deux principales forces syndicales en Polynésie française sont la Confédération syndicale des travailleurs de Polynésie française (CSTP-FO) et A Tia I Mua.

Avec sa situation probablement unique au monde, la Polynésie n’a rien d’un paradis fiscal. Mais ces privilèges et ses atouts sous exploités en fait un pays envié en comparaison avec les territoires voisins où mêmes les autres collectivités française dans le monde.

Avec sa situation probablement unique au monde, la Polynésie n’a rien d’un paradis fiscal. Mais ces privilèges et ses atouts sous exploités en fait un pays envié en comparaison avec les territoires voisins où mêmes les autres collectivités française dans le monde.

3EME ANIMATION BIS

La carte ci-dessus vous permet de naviguer librement afin d’avoir un aperçu de TAHITI et ses îles.
A noter également que cela pourrait être très pratique si vous avez déjà votre adresse à TAHITI. Afin de voir les différents centre d’intérêts dans les alentours de votre lieu de résidence.
La Polynésie française ne possède pas encore de système de navigation. Même si certaines société comme Google avec son Google earth ou Google map sont assez avancé sur les base de données géographique.
Le fait est que les habitants de ce Pays d’outre mer français n’aient pas l’habitude de référencer un adresse selon les rues et les numéros de résidence. Les autochtones se repèrent grâce à des commerces, des monuments ou références visuels. Par exemple, si vous demandez à un résident Polynésien où se trouve le centre d’équitation (appeler généralement l’hippodrome), il vous guidera en vous indiquant un bâtiment bleu au niveau d’un carrefour tricolore. Il faudra ensuite prendre la route qui part vers la montagne et suivre les panneaux d’indication tout le long de cette route.
Mais si vous êtes féru de nouvelles technologies, sachez qu’il existe sur les plateformes mobiles, des applications de navigations qui fonctionnent très bien en Polynésie.

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